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Ce que les pépinières préparent pour 2026
Le végétal de demain devra être capable de durer
Aujourd’hui, les tendances végétales ne sont plus dictées uniquement par la couleur des floraisons ou l’effet wow en centre jardin. Elles sont influencées par le climat, la densification des terrains résidentiels, la réduction du temps disponible pour l’entretien et une conscience environnementale grandissante.
Génétique améliorée, meilleure rusticité, résistance accrue aux maladies, compacité adaptée aux milieux urbains : le végétal évolue pour répondre à des réalités bien concrètes.
La montée des cultivars performants
En 2026, les variétés qui se démarquent sont celles qui combinent rapidité d’implantation, robustesse et facilité d’entretien.
Le Thuya ‘Private Jet’ en est un bon exemple. Sa croissance rapide — pouvant atteindre près de deux pieds par année — en fait une solution efficace pour créer rapidement un écran d’intimité. Dans un contexte où les terrains sont plus rapprochés et où les propriétaires souhaitent des résultats rapides, ce type de cultivar gagne en popularité.
Autre tendance forte : le retour du lilas, mais dans des versions modernisées et plus résistantes.
Le Syringa ‘Nadezhda’ se distingue par sa rusticité et sa résistance accrue aux maladies, en plus d’offrir une floraison généreuse idéale pour la coupe.
Du côté des petits espaces, les variétés compactes comme le Lilas nain New Age White répondent parfaitement aux réalités urbaines. Moins encombrant, plus facile à intégrer dans des aménagements restreints, il attire aussi les pollinisateurs — un critère de plus en plus recherché par les propriétaires.
Le retour assumé des plantes indigènes
Parallèlement aux cultivars améliorés, un mouvement gagne du terrain : celui des plantes indigènes.
Ce n’est pas un effet de mode passager, mais une réponse logique aux enjeux climatiques et écologiques actuels. Les espèces natives sont naturellement adaptées à nos sols, à nos cycles de gel et à nos précipitations. Elles demandent généralement moins d’arrosage, moins d’interventions et soutiennent directement la biodiversité locale.
Le “re-wilding” en aménagement ne signifie pas l’abandon du design. Il s’agit plutôt d’intégrer intelligemment des espèces locales dans des compositions structurées et cohérentes.
Naturalistic Planting Design
Voici quelques espèces qui se démarquent dans les projets récents :
Penstemon hirsutus
Vivace rustique appréciée pour sa floraison délicate et sa capacité à attirer les pollinisateurs. Elle tolère bien les sols plus pauvres et s’intègre facilement dans des massifs naturalistes.
Physostegia virginiana
Floraison verticale intéressante et très attrayante pour les insectes. Elle peut être vigoureuse, voire envahissante, ce qui nécessite une planification adéquate dans sa conception.
Polygonatum pubescens
Idéal pour les zones ombragées, ce sceau-de-Salomon indigène apporte une texture élégante et une belle tolérance aux conditions forestières.
Agastache foeniculum
Très appréciée pour son parfum et son pouvoir attractif sur les pollinisateurs. Elle tolère bien la sécheresse une fois établie.
Iris versicolor
Parfait pour les zones plus humides ou près des bassins d’eau. Il combine esthétique forte et adaptation naturelle aux milieux hydriques.
Aquilegia canadensis
Légère et délicate, elle se naturalise facilement et offre une floraison appréciée des colibris et des insectes pollinisateurs.